11 Stolpersteine – Was Lehrkräfte im Umgang mit Rechtsextremismus vermeiden sollten

Pierre d’achoppement 1 : Rester indifférent, participer à la normalisation

Fondamentalement, ignorer les situations difficiles est la pire façon de réagir aux déclarations et comportements inhumains. Il symbolise les autres personnes impliquées que l’on est prêt à ignorer les interventions anti-démocratiques ou à les banaliser. Dans la littérature sur l’éducation politique, ce défi est également qualifié de « piège de l’indifférence » (cf. Besand 2019). Concrètement, cela signifie que l’attitude clairement démocratique et axée sur les droits de l’homme des enseignants doit être reconnaissable dans toutes les situations. C’est notamment le cas lorsque des acteurs d’extrême droite tentent de normaliser des propos inhumains ou historiquement révisionnistes afin de déplacer les “limites du dire”. Les enseignants en situation d’éducation politique ne sont en aucun cas autorisés à y participer.

Pierre d’achoppement 2 : négliger les victimes/victimes

L’essor des idées populistes de droite a posé ces dernières années des défis considérables à l’éducation politique. La confiance en soi et la force émotionnelle avec lesquelles de larges pans de la population ont rendu visible leur frustration politique presque du jour au lendemain ont donné lieu à une variété de nouveaux formats pour les événements de dialogue et les débats publics, et pas seulement en politique. Dans ce contexte, les victimes d’hostilités racistes, sexistes, homophobes ou inhumaines ont reçu moins d’attention. Il en va de même pour les contextes scolaires. L’éducation civique se concentre fortement sur la prévention ou la réponse (en ce qui concerne les interventions extrémistes). Il est donc urgent de toujours tenir compte du point de vue des personnes concernées lors de la réflexion sur les stratégies pédagogiques.

En ce sens, il est important de souligner que le consensus de Beutelsbach n’est pas synonyme de neutralité politique. Elle est plutôt liée à des valeurs au sens de la loi fondamentale.

Pierre d’achoppement 3 : Neutralité supposée

Dans l’éducation politique, le consensus de Beutelsbach est une idée bien établie et clairement définie de la manière dont l’endoctrinement politique peut être évité, comment la controverse peut être garantie et comment l’orientation des étudiants peut être poursuivie. Malheureusement, il y a aussi des malentendus dans ce contexte. En ce sens, il est important de souligner que le consensus de Beutelsbach n’est pas synonyme de neutralité politique. Elle est plutôt liée à des valeurs au sens de la loi fondamentale. Il prévient que les valeurs démocratiques telles que le pluralisme et les droits de l’homme devraient être au centre des processus éducatifs. Les positions anti-pluralistes, misanthropes (par exemple racistes) ne doivent pas et ne doivent pas être traitées comme des controverses égales.

Pierre d’achoppement 4 : Réagir de manière excessive

L’action est importante ! L’indifférence doit être évitée ! C’est un message que nous avons souligné tout au long de ce livre. Dans le même temps, cependant, il est également important de ne pas réagir de manière excessive et donc de ne pas se laisser prendre aux provocations. Cela peut facilement se produire lorsque des défis émotionnels surviennent, des déclarations ou un certain comportement sont peut-être même planifiés. Il reste important de se fixer des limites et de rechercher un certain « coolness » professionnel de l’autre côté. Une classification en catégories « ami ou ennemi » n’est pas non plus très utile dans ce contexte. Dans les situations éducatives, il reste important de maintenir le contact avec les gens dans la mesure du possible.

Pierre d’achoppement 5 : Participer à l’altérité

Nous sommes tous impliqués dans des processus d’aliénation (altérisation), il est donc important de toujours réfléchir de manière critique sur soi-même. Le concept d’« altérité » est apparu dans le contexte des études postcoloniales. Le terme est utilisé pour décrire la persistance des conditions coloniales dans la société d’aujourd’hui. En allemand, le terme est traduit par “fabrication différente” ou “fabrication étrangère”. L’altérité signifie d’abord la construction de l’autre et va de pair avec une différenciation asymétrique et hiérarchique, dans laquelle les personnes sont marquées comme « autres » et distinguées d’un « nous ». L’altérité fait référence à certaines caractéristiques telles que la race/l’ethnicité/la nationalité, le sexe/le genre/l’orientation sexuelle/la perception du genre, la classe, l’appartenance religieuse ou le handicap.

Les processus d’altérité apparaissent ouvertement ou secrètement et ont des conséquences à la fois individuelles et structurelles à travers l’attribution de l’infériorité et de la supériorité.

Les processus d’altérité apparaissent ouvertement ou secrètement et ont des conséquences à la fois individuelles et structurelles à travers l’attribution de l’infériorité et de la supériorité. L’altérité devient visible à différents niveaux : dans l’exploitation structurelle et la discrimination, dans les signes ou les objets, dans les plaisanteries ou certains termes, mais aussi dans les suppositions ou les préjugés contre certaines personnes ou groupes de personnes.

Pierre d’achoppement 6 : des interdictions complètes

Les défis, les modèles scolaires, l’image de soi institutionnelle et la compréhension du modèle sont importants. Ils peuvent offrir une orientation en cas de conflit et aider à parvenir à des plans d’action coordonnés. Cependant, ils ne doivent pas être formulés de manière si étroite que des décisions individuelles ne soient plus possibles. En ce sens, nous ne recommandons pas, par exemple, une interdiction complète de la communication d’objectifs ou de slogans politiques via les vêtements. Les vêtements, les coiffures et les habitudes expriment toujours des attitudes. Ils ne peuvent pas être tenus à l’écart des établissements d’enseignement. Les écoles et autres établissements d’enseignement ne doivent pas être des lieux apolitiques, MAIS les constructions généralisées de dévaluation et les déclarations misanthropiques – également sous des formes symboliques – doivent être évitées. En ce sens, un autocollant de paix est quelque chose de différent d’un slogan révisionniste historique sur un T-shirt.

Pierre d’achoppement 7 : “Peur de l’infection”

Une question récurrente face aux phénomènes extrémistes concerne le souci de « faire connaître » les positions concernées. Les enseignants, par exemple, doutent qu’ils doivent répondre de manière proactive aux observations parce qu’ils craignent d’attirer inutilement l’attention des élèves sur le contenu pertinent. D’autre part, cela cache aussi l’espoir que la majorité des élèves n’ont encore rien remarqué des faits perçus comme problématiques. L’expérience a montré que tant cette crainte que les espoirs des enseignants dans ce contexte sont exagérés. Les élèves sont souvent bien informés des “problèmes” ou phénomènes correspondants bien avant leurs professeurs et ne tombent donc pas amoureux d’eux sans plus tarder. En particulier, les développements du Web 2.0 et des médias numériques rendent nécessaire une approche axée sur les problèmes.

Pierre d’achoppement 8 : le piège de la légitimité

Surtout à une époque où la démocratie libérale est confrontée à des défis, l’éducation politique passe souvent rapidement sur la défensive et s’enlise dans la légitimation des structures et des procédures existantes. Au vu des développements populistes de droite, des nombreuses critiques des médias et des experts et d’un euroscepticisme non négligeable (pour ne citer que quelques aspects), les enseignants pourraient se sentir obligés de souligner l’efficacité du système politique dans leurs cours, les médias publics de louer et de chanter un chant de louange sur l’Europe. Cependant, la légitimation n’est pas la tâche de l’éducation politique dans une démocratie. Elle ne doit donc jamais rester figée dans le statu quo, mais doit toujours être ouverte pour faire face à de nouveaux défis sociaux (liés aux valeurs) et chercher de nouvelles solutions.

Pierre d’achoppement 9 : le légalisme

Avec le légalisme, nous décrivons des modes d’argumentation dans lesquels les enseignants ou les spécialistes pédagogiques ne se voient appelés à agir que lorsque des violations de la loi qui peuvent être comprises dans un sens juridique deviennent apparentes.

Dans la discussion collégiale du cas no. 22, dans lequel un écolier a choisi une photo du terroriste d’extrême droite Uwe Mundlos comme photo de profil personnel sur son profil Facebook, nous avons à plusieurs reprises estimé que rien ne pouvait être fait à ce sujet, après tout, la photo de Mundlos n’était pas interdite . Nous considérons que cette argumentation est inappropriée. Dans les établissements d’enseignement, les impulsions à l’action ne peuvent être légitimées que par des violations de la loi. Les perspectives légalistes n’aident pas dans ce sens.

Pierre d’achoppement 10 : Vouloir tout résoudre par l’enseignement

Nous considérons également l’idée que les déclarations racistes, sexistes ou similaires dans des situations pédagogiques ne peuvent être traitées qu’en classe. De telles idées sont alors liées aux contraintes factuelles souvent exprimées, qu’après un certain incident dans le contexte scolaire, on ne puisse pas réaménager régulièrement l’emploi du temps, qu’on n’ait pas le temps de discuter de tout cela, ou que cela n’affecte finalement pas toute la classe. Ici non seulement la place “leçons” est surchargée. En même temps, il sert parfois aussi de « stratégie de secours ». L’action pédagogique en milieu scolaire, en revanche, doit être entendue plus largement.

En ce sens, des discussions individuelles avec les étudiants ainsi que d’autres paramètres de traitement sont possibles et utiles. Elles aussi font partie de la boîte à outils des enseignants et ne doivent pas être déléguées exclusivement aux travailleurs sociaux scolaires.

Les enseignants tendent souvent vers une culture de combattants solitaires et ne recherchent souvent un soutien collégial qu’à un stade tardif lorsqu’ils traitent des cas difficiles.

Pierre d’achoppement 11 : Se laisser isoler/se submerger

Les enseignants tendent souvent vers une culture de combattants solitaires et ne recherchent souvent un soutien collégial qu’à un stade tardif lorsqu’ils traitent des cas difficiles. Ceci est problématique de deux points de vue. D’une part, relever ces défis doit souvent être traité de manière systémique. Dès lors qu’elles ne proviennent pas « uniquement » d’acteurs individuels, la complexité augmente considérablement. Le cas “Visite d’un lieu de mémoire – grues pour la tombe n° 88” (cas 6), dans lequel une association de classe fermée décide de se comporter d’une manière qui minimise le national-socialisme, ne peut être résolu par un seul enseignant. En revanche, les réseaux entre collègues, mais aussi avec les professionnels de la prévention périscolaire, sont particulièrement importants dans les cas où le personnel éducatif fait l’objet d’attaques politiques. Dans tous les États fédéraux, il existe des initiatives mobiles d’orientation scolaire ou d’éducation démocratique qui peuvent apporter un soutien dans ce contexte.

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