Warum die SPD Einsamkeit dringend politisch bekämpfen sollte

Gerda a 87 ans, est assise seule dans sa chambre à la maison de retraite, elle n’a plus de partenaire et reçoit rarement des visites. Yusuf a 21 ans et a quitté la maison. Pendant deux ans, il a étudié dans une nouvelle ville à distance et ne s’est pas fait de nouveaux amis. La solitude a plusieurs visages. Au moins un sur dix se sent seul régulièrement. La solitude sonne comme un problème privé, peut-être comme une chanson des Beatles. Mais ce n’est pas seulement une question politique, c’est aussi une question importante pour la social-démocratie.

qu’est-ce que la solitude

La solitude est la divergence perçue entre les relations sociales souhaitées et existantes d’une personne. C’est un manque de relations sociales étroites, d’amitiés ou le manque d’appartenance à un groupe. Le facteur décisif est moins la quantité que la qualité de la relation. La solitude est un sentiment subjectif et, contrairement à être seul, a toujours des connotations négatives, ce n’est pas une maladie et peut en principe affecter n’importe qui. Ce n’est pas un échec individuel, mais souvent structurel.

Toutes les personnes seules. D’ou viennent-ils tous?

Les résultats de la commission d’enquête “Solitude” du parlement du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie montrent que trois groupes sont particulièrement touchés : les personnes à faibles revenus, les personnes peu ou pas diplômées et les personnes elles-mêmes immigrées.

La probabilité d’être affecté par la solitude est trois fois et demie plus élevée dans la tranche de revenu la plus basse que dans la tranche de revenu la plus élevée. Le risque de solitude pour les personnes peu ou pas diplômées est deux fois plus élevé que pour les personnes diplômées et pour les personnes ayant une expérience de migration directe, le risque de solitude est deux fois plus élevé que pour les personnes sans expérience de migration. Le fait que la solitude puisse être liée à des conditions structurelles est également évident lorsque l’on regarde d’autres groupes vulnérables : ici, par exemple, les parents isolés, les chômeurs, les personnes très âgées ou les personnes handicapées doivent être mentionnés. Au cours de l’année pandémique 2020, une personne sur quatre a souffert de solitude. Les femmes, les jeunes et les migrants ont été particulièrement touchés.

La solitude peut avoir de graves conséquences. Le risque de dépression et de maladies cardiovasculaires est accru. La solitude chronique peut raccourcir considérablement l’espérance de vie, tout comme l’abus d’alcool, le fait de fumer 15 cigarettes par jour ou le surpoids. La solitude peut avoir des conséquences à long terme, y compris pour la société et la démocratie. Les personnes seules perçoivent souvent négativement leur auto-efficacité et votent moins souvent que les autres. Enfin et surtout, le faible taux de participation aux élections régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie a montré que l’absence de vote est un problème majeur pour la démocratie et nécessite une action urgente.

La solitude affecte des questions sociales-démocrates classiques telles que l’éducation, la pauvreté, le logement, l’intégration, l’inclusion et des pratiques telles que travailler pour les faibles, permettre la participation sociale et la cohésion sociale.

Que devrais-je faire?

La prévention et la lutte contre la solitude doivent être améliorées. La solitude ne devrait pas être un stigmate. Les spécialistes doivent être sensibilisés et qualifiés, que ce soit dans le secteur de la santé ou à l’école. Les offres existantes doivent être rendues plus visibles et mises en réseau les unes avec les autres. Les médecins généralistes sont souvent le premier point de contact. Les informations sur les offres peuvent être stockées ici. Des programmes de sensibilisation à bas seuil doivent être disponibles pour tous, pas seulement pour les personnes âgées.

La prévention comprend la réduction du risque de solitude. Cela comprend, par exemple, l’expansion des centres scolaires de travail social et de la famille, la mise en œuvre cohérente de la loi fédérale sur la participation ou le soutien aux parents isolés.

Réduire le risque de solitude signifie également créer des changements structurels dans les domaines de la pauvreté, de l’éducation, du chômage, de l’intégration et de l’inclusion afin de permettre une plus grande participation sociale. L’emploi soumis aux cotisations de sécurité sociale en tant que norme et la coopération des centres de conseil psychologique avec les agences pour l’emploi sont des points de départ dans le domaine de la politique du marché du travail.

Les changements apportés au système de soins de santé sont également importants, tels que des offres thérapeutiques suffisantes, l’expansion des centres communautaires socio-psychiatriques et l’aide aux proches aidants.

Afin d’atteindre les personnes à bas seuil, une prise en charge sociale orientée socio-spatiale et le renforcement du travail de proximité sont nécessaires. Les lieux publics tels que les skateparks et les places de marché doivent être préservés et agrandis en tant que points de rencontre importants. En définitive, il faut donner un autre statut aux relations sociales et à la cohésion sociale et ériger la solitude en question transversale en politique.

Renforcer les associations et les initiatives de quartier c’est bien et juste, surtout après les années pandémiques, mais ce n’est pas le moyen de base. Pour Gerda, Yusuf et “tous les gens seuls”, des changements structurels et la mise en œuvre d’approches sociales-démocrates sont nécessaires.

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